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L'ART EN MOUVEMENT : LA GALERIE DU HAMEAU, SAISON 2

Au Hameau des Baux, l’art est partout, sous toutes ses formes. L’hôtel fait la part belle aux artistes qu’il accueille dans sa galerie, dans les salons et dans les chambres.

 

En 2015, quatre artistes exposent leurs œuvres à la Galerie du Hameau : la céramiste Stéphanie Dastugue, les peintres Nicolas Galtier et Patrick George, et le sculpteur Klaus Meister.

Les sculptures de Klaus Meister s'exposent au Hameau des Baux

Arts de la table, objet de décoration ou luminaires, les créations de Stéphanie Dastugue jouent la carte de la sobriété et du fonctionnel avec recherche et élégance. Des pièces uniques ou en très petites séries aux lignes épurées, en noir et blanc, fraiches, japonisantes ou graphiques. « Le beau n’interdit pas le pratique : il est important que mon travail soit esthétique mais avant tout il doit être de bonne qualité, solide et facile à entretenir pour des objets utilisables au quotidien. »

 

L’œuvre de Nicolas Galtier, c’est la rencontre des arts primitifs, du design contemporain, des civilisations antiques et du quattrocento italien. Les motifs ont pour inspiration la peinture, les arts décoratifs, la tapisserie, les tissus, l’habit sacerdotal... Dans ses créations, on sent la dimension interculturelle nourrie d’époques et de civilisations diverses. La technique, mixte, est à l’image de ces croisements d’influences.

 

Les peintures de Patrick Georges sont essentiellement axées sur le noir, avec un travail sur la lumière, les épaisseurs, les contrastes. « Je peins pour me faire plaisir et j'espère que ceux qui regardent mes toiles y voient quelque chose qui va les toucher », confie l'artiste à un journaliste de la Dépêche du Midi, en juin dernier. Sa technique est mixte : travail à la main, à l'éponge ou avec des outils. Cela donne à ses peintures volume, texture et vibration.

 

C’est d’abord sur des toiles, que Klaus Meister expérimente l’idée des pliages. En juxtaposant les trois dimensions, ils donnent un langage insolite aux sujets de ses tableaux et deviennent petit à petit le fil conducteur de son œuvre. Celle-ci prend forme alors dans des figures sculpturales et monumentales, en bois, en acier et en aluminium fondu. Un jeu poétique de va et vient entre la forme initiale et la nouvelle.

 

Attachée à son territoire culturel, l’équipe du Hameau des Baux a initié en 2015 un partenariat avec l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles autour du premier projet de résidence. « Il est rare de monter ce type de partenariat avec un hôtelier », témoigne Juliette Vignon, responsable des expositions et publications. « Pour les jeunes artistes diplômés de l’école, c’est une occasion unique d’ouvrir leurs réseaux à des collectionneurs privés. Ce soutien est une grande chance pour eux, dans un lieu original, porté sur le savoir-vivre et les arts. »